lundi 23 octobre 2017

Les mensonges

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours menti, des « white lie » ou des plus gros mensonges. Je pensais que cela ferait de moins quelqu’un.e de plus intéressant.e, avec plus d’histoires à raconter, plus d’anecdotes rigolotes, plus de profondeur, etc. Sauf qu’en fait non, je finissais toujours par m’emmêler les pinceaux, à me perdre dans mes histoires, à ne plus savoir ce que j’avais dit et à qui.

Bref, j’étais un.e menteur.euse compulsif.ve.

Et je n’en suis pas fier.ère, mais ça fait partie de mon passé et je l’accepte. Parce que j’ai réussi à passer au-dessus et à dépasser ça. Quand je m’en suis rendu.e compte, j’ai tout de suite cherché un moyen de stopper ça. Essayer de les réduire doucement, à ne plus trop mentir au quotidien, ça n’a pas du tout marché. Non seulement je mentais tout autant, mais en plus maintenant je culpabilisais à mort et je n’osais pas me rectifier.

Alors j’ai choisi la solution radicale. J’ai décidé d’appliquer le principe de l’honnêteté absolue à ma vie. C’est un principe qui est relativement simple dans la théorie : c’est de ne plus mentir du tout, jamais et à personne, même plus ces petits « white lie » qui peuvent sauver la face ou atténuer la douleur d’une réalité pas prête à être acceptée. Dire que c’est simple à passer du mensonge compulsif à ça serait faux. Ça a été très compliqué. Mais au fil des jours, je mentais de moins en moins et au final j’ai fini par ne plus mentir du tout.

Pendant quelques mois j’ai appliqué ce principe à ma vie, et ça a très bien fonctionné. Après un certain temps, mon attention s’est relâchée, et je me suis rendu.e compte que je recommençais à nouveau à mentir. Alors j’ai décidé que ma décision était permanente, qu’à partir de maintenant j’étais en honnêteté absolue tout le temps. Les seuls mensonges que je me permet maintenant sont pour organiser des surprises ou dans des blagues.

Ça n’a pas été une réalisation et une décision facile, mais j’y suis arrivé.e. Bien évidemment, c’est aussi à ce moment-là que j’ai découvert que j’avais des troubles anxieux et ça a déclenché le fait que je n’osais plus communiquer ouvertement de peur de me faire rejeter. Mais je travaille sur ça maintenant.

Baby steps, but we’re getting there.

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