Bref, j’étais un.e menteur.euse
compulsif.ve.
Et je n’en suis pas fier.ère,
mais ça fait partie de mon passé et je l’accepte. Parce que j’ai réussi à
passer au-dessus et à dépasser ça. Quand je m’en suis rendu.e compte, j’ai tout
de suite cherché un moyen de stopper ça. Essayer de les réduire doucement, à ne
plus trop mentir au quotidien, ça n’a pas du tout marché. Non seulement je
mentais tout autant, mais en plus maintenant je culpabilisais à mort et je
n’osais pas me rectifier.
Alors j’ai choisi la solution
radicale. J’ai décidé d’appliquer le principe de l’honnêteté absolue à ma vie.
C’est un principe qui est relativement simple dans la théorie : c’est de
ne plus mentir du tout, jamais et à personne, même plus ces petits « white
lie » qui peuvent sauver la face ou atténuer la douleur d’une réalité pas
prête à être acceptée. Dire que c’est simple à passer du mensonge compulsif à
ça serait faux. Ça a été très compliqué. Mais au fil des jours, je mentais de
moins en moins et au final j’ai fini par ne plus mentir du tout.
Pendant quelques mois j’ai
appliqué ce principe à ma vie, et ça a très bien fonctionné. Après un certain
temps, mon attention s’est relâchée, et je me suis rendu.e compte que je
recommençais à nouveau à mentir. Alors j’ai décidé que ma décision était
permanente, qu’à partir de maintenant j’étais en honnêteté absolue tout le
temps. Les seuls mensonges que je me permet maintenant sont pour organiser des surprises ou dans des blagues.
Ça n’a pas été une réalisation et
une décision facile, mais j’y suis arrivé.e. Bien évidemment, c’est aussi à ce
moment-là que j’ai découvert que j’avais des troubles anxieux et ça a déclenché
le fait que je n’osais plus communiquer ouvertement de peur de me faire rejeter.
Mais je travaille sur ça maintenant.
Baby steps, but we’re getting
there.
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